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7.8.12

Socialistas alemães avançam com proposta que mudará a Europa

Peço antecipadamente desculpa pelo texto estar em françês, mas não vou traduzir, aliás porque isso a partir do iPhone não é simples. Em todo o caso se visualizar este texto no seu portátil basta selecionar o texto e utilizar o tradutor automático da Google e, apesar de alguns "erros", perceberá globalmente o sentido do caminho que dos socialistas alemães, com obvias influencias de Holland, propõem para a Europa, agora que estamos a 3 meses de Presidenciais nos EUA e a 14 das eleições federais alemãs.

Do jornal "La Tribune" (Romaric Rodin, 6/8 às 17H55)


Le centre-gauche allemand passe à l’offensive contre Angela Merkel, déjà sous la pression de ses partenaires européens. Dans le Berliner Zeitung de ce lundi, le président du SPD Sigmar Gabriel a indiqué qu’il entend soumettre à la discussion au sein de son parti une proposition portée notamment par le philosophe Jürgen Habermas d’une mutualisation des dettes des 17 pays de la zone euro, couplée avec un contrôle central strict sur les budgets nationaux. Autrement dit, il s’agirait ni plus ni moins que d’intégrer la création d’une Europe fédérale dans le programme des Sociaux-démocrates. Selon Sigmar Gabriel, ce pas serait réalisé par la convocation d’une convention qui proposerait de modifier la loi fondamentale, la constitution fédérale, pour permettre cette mutualisation. Puis, le projet serait soumis à référendum. Le leader du SPD espère également obtenir autour de ce projet l’adhésion des 17 partis sociaux-démocrates des membres de la zone euro. Une position que les Verts ont déjà acceptée et soutenue.
Un SPD dans le flou jusqu’à présent
Jusqu’ici, le SPD n’avait jamais défendu ce mouvement radical, même s’il se disait favorable aux Euro-obligations. Il avait du reste rapidement abandonné cette exigence lors de son ralliement au pacte budgétaire, et donc à la politique d’Angela Merkel, au mois de juin, se contentant de minces mesures de relance. Il est vrai que l’opinion publique allemande est chauffée à blanc sur ce sujet.
Le gouvernement prudent
Pourtant, cette proposition de passer rapidement à la construction d’une fédération budgétaire autour des 17 pays de l’UEM n’est pas forcément en contradiction avec la position du gouvernement fédéral allemand. Mais, prudente et préoccupée de sa popularité, Angela Merkel, s’est toujours gardée d’aller si vite. Elle prétend avancer « pas à pas », en créant d’abord une union politique dont elle ne déficit jamais les contours ni la mise en œuvre concrète. « La chancelière a plusieurs fois expliqué que nous devions aller progressivement afin d’éviter les erreurs de construction de l’union monétaire, notamment le manque d’union politique », a martelé lundi le porte-parole du gouvernement fédéral pour qui la perspective d’un référendum sur l’union budgétaire est « très lointain ».
Réactions violentes de la majorité
Si l’on voulait comprendre la prudence de Berlin, il suffirait d’observer le déchaînement des leaders de la majorité parlementaire allemande à cette proposition de Sigmar Gabriel. Rainer Brüderle, le chef du groupe FDP au Bundestag, s’est emporté contre le « socialisme de la dette » que prônerait le SPD. « Dépenser de l’argent que l’on n’a pas et ensuite faire payer les autres, était déjà un concept raté sous le gouvernement Verts-SPD. Le transférer au niveau européen aggravera seulement les problèmes », a résumé l’ancien ministre de l’économie.
Stratégie du SPD
Où voulait en venir Sigmar Gabriel pour briser ce tabou allemand et prendre le risque de devenir la cible de la majorité ? A tenter de faire sortir Angela Merkel de ses imprécisions. Pro-européenne à Bruxelles, la chancelière jure à Berlin qu’elle ne s’engagera pas dans une mutualisation de la dette. Or, avec le FESF et le MES, cette mutualisation a de fait commencé. Et la majorité libérale-conservatrice, qui attaque aujourd’hui ce projet fédéral est celle qui a voté ces engagements allemands pour venir en aide aux pays en difficulté de la zone euro. Alors qu’à la rentrée, il faudra prendre des décisions cruciales sur le rachat des obligations souveraines par la BCE et le MES, la licence bancaire à ce dernier et la mutualisation de la supervision bancaire, Sigmar Gabriel peut aujourd’hui montrer que le SPD parle un langage de vérité et de cohérence face à une CDU qui cherche une position claire.
Embarras pour Angela Merkel
Du coup, ce changement de cap embarrassera sans doute la chancelière. Face à une opposition clairement fédéraliste, elle devra choisir son camp : ou engager ce projet fédéraliste, ou, au contraire, le rejeter et prendre le risque de déstabiliser encore la zone euro. A la rentrée, un choix clair devra être fait par une Angela Merkel qui a bien pris garde de n’en jamais faire depuis 2010. C’est sans doute là que voulait parvenir Sigmar Gabriel. 

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